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Diagnostic complet d'un site web : lire le rapport

Mentions légales absentes, photos trop lourdes, e-mails qui finissent en indésirables : un site peut avoir l'air impeccable et cumuler les petits défauts. Cette mini-formation explique les neuf thèmes du diagnostic complet, la note de A à E, la liste des priorités et le rapport PDF à transmettre à la personne qui s'occupe du site.

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Mis à jour le

Ce que vous allez apprendre

  • Savoir ce que le diagnostic vérifie dans chacun des neuf thèmes, des mentions légales au poids des photos.
  • Lire la note par thème et la note globale de A à E sans vous laisser impressionner.
  • Utiliser la liste des priorités et l'outil gratuit conseillé pour chaque point.
  • Enregistrer le rapport en PDF et le transmettre à la bonne personne.

Module 1

Comprendre le diagnostic complet

Neuf thèmes pour un seul rapport

Le diagnostic complet examine six thèmes techniques (accès et sécurité, vitesse, téléphone, moteurs de recherche, protection, e-mails) et en ajoute trois :

  • Accès et sécurité : le site répond, HTTPS et certificat valables, une seule adresse officielle.
  • Vitesse : temps de réponse, poids de la page, compression, et désormais le poids de vos premières photos.
  • Sur téléphone : la page s'adapte aux petits écrans.
  • Présence dans les moteurs de recherche : titre, description, plan du site, rien qui cache le site.
  • Protection du site : les en-têtes de sécurité du serveur.
  • E-mails du domaine : serveur de messagerie, SPF et DMARC.
  • Nom de domaine : son échéance, le verrou de transfert, et ce que le Whois montre à tout le monde.
  • Mentions légales et RGPD : ce que la loi demande d'afficher, et les traceurs soumis au consentement.
  • Agents IA et moteurs : le site peut-il être lu et cité par les assistants IA.

Ce dernier thème est nouveau. De plus en plus de gens demandent à ChatGPT, Claude ou Perplexity « un menuisier près de Munster » plutôt qu'à Google. Pour être cité dans la réponse, votre site doit d'abord pouvoir être lu. Le diagnostic vérifie donc que robots.txt ne bloque pas leurs robots (GPTBot, ClaudeBot, PerplexityBot, Google-Extended), qu'un fichier llms.txt présente le site à la racine, en texte simple rédigé pour ces assistants, et que la page d'accueil contient des données structurées schema.org, quelques lignes de code qui disent qui vous êtes, votre adresse, vos horaires. Sans llms.txt ou sans données structurées, un point orange ; bloquer les robots IA reste un choix légitime, signalé à titre d'information.

Le thème « Nom de domaine » interroge le registre de l'extension (l'Afnic pour le .fr, par exemple). Il donne la date d'échéance du nom, dit si son transfert vers un autre bureau d'enregistrement est verrouillé, et recopie ce que le Whois affiche à tout le monde : bureau d'enregistrement, serveurs de noms, coordonnées du titulaire quand le registre les publie. Une échéance à moins de trente jours donne un point orange. Certaines extensions, comme le .de ou le .eu, n'indiquent pas l'échéance.

Dans le rapport, chaque point à corriger est expliqué sur place : ce que cela implique, puis que faire. Les sections suivantes passent ces thèmes en revue.

HTTPS, certificat et redirections

Le HTTPS chiffre les échanges entre le visiteur et le site : personne ne peut lire ou modifier ce qui circule, par exemple un formulaire de contact. Sans lui, les navigateurs affichent « Non sécurisé » et Google classe le site moins bien.

Le HTTPS repose sur un certificat, une sorte de carte d'identité du site délivrée par une autorité reconnue. Il a une date d'expiration : depuis mars 2026, un certificat dure au plus 200 jours, et cette durée va encore baisser dans les années à venir. Le certificat gratuit Let's Encrypt, proposé par la plupart des hébergeurs, se renouvelle tout seul : vérifiez simplement que ce renouvellement automatique est actif.

Enfin, un site doit avoir une seule adresse officielle. Les formes http://, avec ou sans www, doivent toutes y mener par une redirection 301, c'est-à-dire un renvoi permanent. Sinon, Google voit plusieurs sites identiques.

La vitesse : ce qui fait attendre le visiteur

Un visiteur pressé abandonne vite une page qui tarde, surtout sur téléphone. Trois éléments comptent en particulier :

  • Le temps de réponse du serveur : le délai avant que le premier octet de la page arrive. Sous 0,6 seconde, c'est bien. Au-delà de 1,5 seconde, le serveur est lent : un cache (une copie des pages prête à servir) ou une meilleure formule d'hébergement l'améliore.
  • Le poids de la page : le code de la page, sans les images, devrait rester sous 600 Ko. Un constructeur de pages trop chargé l'alourdit vite. Les photos pèsent aussi : pensez à les compresser avant de les mettre en ligne.
  • La compression : gzip ou Brotli réduisent la taille du code envoyé, souvent par quatre. C'est un simple réglage chez l'hébergeur.

Un protocole moderne, HTTP/2 ou HTTP/3, aide aussi : il charge plusieurs fichiers à la fois au lieu de les attendre un par un.

Téléphone et Google : être lisible et visible

La majorité des visites se font aujourd'hui sur téléphone, et Google examine d'abord la version mobile des sites. Un site adapté aux téléphones contient une ligne technique, la balise viewport, qui lui permet de s'ajuster à la largeur de l'écran. Sans elle, la page s'affiche en tout petit.

Pour Google, quelques bases suffisent à bien démarrer :

  • un titre de page de 15 à 65 caractères, le texte cliquable dans les résultats ;
  • une description de 50 à 160 caractères, le petit texte en dessous ;
  • un seul titre principal (H1) par page ;
  • un plan du site (sitemap), la liste de vos pages pour les robots de Google.

Attention au piège classique : la balise noindex, qui demande à Google de ne pas afficher la page. Elle sert pendant la construction du site, puis on oublie de la retirer, et le site reste invisible.

Les protections du serveur et des e-mails

Un serveur peut envoyer au navigateur des consignes de sécurité appelées en-têtes de sécurité. Notre outil en vérifie six. Par exemple, HSTS oblige le navigateur à toujours utiliser le HTTPS, X-Frame-Options empêche d'afficher votre site à l'intérieur d'un autre pour piéger les visiteurs, et CSP limite les scripts autorisés sur la page. L'hébergeur ou une extension de sécurité peut les activer.

Autre bonne pratique : ne pas afficher la version exacte du logiciel du serveur, qui aide les pirates à viser des failles connues.

Enfin, un site vit avec son nom de domaine, et donc avec ses e-mails. Le SPF et le DMARC, deux réglages DNS, empêchent qu'on envoie facilement de faux e-mails en votre nom, et aident les vrais à ne pas finir en indésirables. Le tutoriel sur le DNS les explique en détail.

Mentions légales, politique de confidentialité et cookies

Tout site français doit indiquer qui l'édite et qui l'héberge : ce sont les mentions légales. Dès qu'il collecte des données, par un formulaire, une mesure d'audience ou des vidéos intégrées, il doit aussi expliquer ce qu'il en fait dans une politique de confidentialité. Une boutique en ligne y ajoute des conditions générales de vente, et un moyen de contact doit rester visible.

Le diagnostic cherche ces liens sur la page d'accueil, puis vérifie que les pages « Mentions légales » et « Politique de confidentialité » répondent vraiment : un lien vers une page supprimée est signalé comme une erreur.

Il lit ensuite le code de la page pour repérer les services tiers : Google Analytics, Google Tag Manager, pixel Meta, Hotjar, Microsoft Clarity, vidéos YouTube, Google Maps, polices Google, reCAPTCHA, publicité AdSense. Plusieurs déposent des traceurs et exigent un consentement avant d'être chargés. Si l'outil en trouve sans reconnaître un outil de consentement courant (tarteaucitron, Axeptio, Cookiebot, Complianz, CookieYes, Didomi, Borlabs et une quinzaine d'autres), il affiche un point rouge. Les polices Google chargées depuis les serveurs de Google valent un point orange : l'adresse IP de chaque visiteur leur est transmise.

Le poids des photos, un frein invisible

Une belle photo prise avec un téléphone récent pèse souvent 3 à 5 Mo. Mise en ligne telle quelle, elle ralentit toute la page, surtout en 4G à la campagne. Le diagnostic examine les huit premières images de la page d'accueil. Il ne les télécharge pas : il demande seulement au serveur leur poids et leur format, grâce aux en-têtes HTTP, la fiche d'identité qui accompagne chaque fichier.

Trois seuils entrent dans la note, dans le thème « Vitesse » :

  • une image de plus de 300 Ko vaut un point orange, de plus de 1 Mo un point rouge ;
  • plus de 2 Mo pour les premières images à elles seules, un point orange ;
  • aucune image en format moderne, WebP ou AVIF, une simple information : ces formats pèsent 30 à 50 % de moins que le JPEG à qualité égale.

Le remède est simple et gratuit : passer vos photos dans le compresseur de photos avant de les mettre en ligne. Il réduit leurs dimensions, les convertit en WebP et retire les données GPS.

La note par thème et la note globale

La vue d'ensemble donne une note sur 100 à chacun des neuf thèmes, avec une barre de couleur. Chaque thème part de 100 : un point rouge lui retire 30 points, un point orange 12. La barre est verte à partir de 75, orange à partir de 50, rouge en dessous. D'un coup d'œil, vous voyez où le site pèche : il peut être excellent techniquement et rouge sur les mentions légales.

La note globale, la grande lettre en haut du rapport, suit une autre règle : on part de 100, chaque point rouge coûte 12 points et chaque point orange 5. A à partir de 90, B à partir de 75, C à partir de 60, D à partir de 45, E en dessous. Un verdict en clair l'accompagne, par exemple « Site correct, mais plusieurs points méritent votre attention. »

Le diagnostic vérifie beaucoup de choses : une note moyenne est courante, il y a simplement plus d'occasions de trouver un défaut. Les points verts et les simples informations ne coûtent rien.

Les priorités et les outils qui aident

La liste « Vos priorités » est la partie la plus utile du rapport. Elle reprend les points rouges d'abord, puis les orange, dans l'ordre des thèmes, et s'arrête à douze points pour rester lisible. Chaque point rappelle son thème, explique pourquoi il compte, puis indique « Outil conseillé : » suivi de l'outil gratuit qui aide à le régler et d'un lien vers sa mini-formation :

Vous n'avez donc pas à chercher par où commencer : suivez la liste dans l'ordre, un point à la fois.

À retenirLe diagnostic complet vérifie la technique (HTTPS, vitesse, téléphone, moteurs de recherche, protections, e-mails), la conformité (mentions légales, politique de confidentialité, cookies), le poids des photos et l'état du nom de domaine. Suivez la liste « Vos priorités » dans l'ordre : chaque point est relié à un outil gratuit.

Les mots à connaître

HTTPS
La version chiffrée du protocole du web. Le cadenas dans la barre d'adresse montre qu'il est actif.
Certificat
Le fichier qui prouve l'identité d'un site et permet le HTTPS. Il expire et doit être renouvelé, idéalement de façon automatique.
Redirection 301
Un renvoi permanent d'une adresse vers une autre. Il indique aussi à Google quelle adresse garder.
Temps de réponse du serveur
Le délai avant que le premier octet de la page arrive au navigateur (TTFB en anglais). Il dépend surtout de l'hébergement et du cache.
Balise viewport
Une ligne du code de la page qui lui permet de s'adapter à la largeur des écrans de téléphone.
Sitemap
Le plan du site : un fichier qui liste les pages pour que Google les trouve toutes.
Noindex
Une consigne qui demande aux moteurs de recherche de ne pas afficher une page dans leurs résultats.
Mentions légales
La page qui identifie l'éditeur du site (nom, adresse, contact) et son hébergeur. La loi française la demande pour tout site, association comprise.
Politique de confidentialité
Le texte qui explique quelles données personnelles le site collecte, pourquoi, combien de temps, et comment exercer ses droits. Le RGPD l'exige dès qu'il y a un formulaire ou une mesure d'audience.
RGPD
Le règlement européen sur la protection des données personnelles, appliqué depuis 2018. En France, la CNIL veille à son respect.
Traceur
Un cookie ou un script (pixel) qui suit le visiteur pour mesurer l'audience ou cibler la publicité. La plupart exigent son consentement avant d'être chargés.
Outil de consentement
Le bandeau cookies qui demande l'accord du visiteur et retient les traceurs tant qu'il n'a pas répondu. Le diagnostic reconnaît les outils les plus répandus.
SPF et DMARC
Deux réglages DNS de votre nom de domaine qui indiquent qui a le droit d'envoyer des e-mails en votre nom, et quoi faire des faux.
WebP
Un format d'image moderne, lu par tous les navigateurs actuels, qui pèse 30 à 50 % de moins que le JPEG pour la même qualité.
llms.txt
Un petit fichier texte placé à la racine du site (exemple.fr/llms.txt) qui présente votre activité et vos pages principales aux assistants IA, selon la convention llmstxt.org. Il commence par un titre et se rédige comme une carte de visite.

Module 2

Faire le diagnostic de votre site pas à pas

Étape 1 sur 6
  1. Saisissez l'adresse et lancez le diagnostic

    • Ouvrez le diagnostic complet d'un site web.
    • Tapez l'adresse du site dans le champ, par exemple www.exemple.fr, sans https://, puis appuyez sur « Lancer le diagnostic ».
    • Patientez 20 à 40 secondes.
    • Notre serveur visite la page d'accueil comme un navigateur, consulte le DNS du domaine, ouvre les pages « Mentions légales » et « Politique de confidentialité » qu'il a trouvées et demande le poids des premières images.
    • Le résultat est gardé 5 minutes, puis effacé.

    AstucePour voir un rapport sans rien taper, touchez l'exemple proposé sous le champ : ressources.online.

  2. Lisez la note et la vue d'ensemble

    • Le rapport s'ouvre sur une grande lettre de A à E, le verdict en clair et la note sur 100, suivis de trois compteurs : les points bons, à améliorer et à corriger.
    • Ne vous arrêtez pas à la lettre : un C avec deux points rouges faciles à régler vaut mieux qu'un B avec dix petits défauts.
    • Juste dessous, la « Vue d'ensemble » affiche les neuf thèmes avec leur note sur 100 et une barre de couleur.
    • Repérez les barres rouges et orange : ce sont les thèmes sur lesquels le site a le plus à gagner.
    Capture d'écran : Lisez la note et la vue d'ensemble
    Capture d'écran : Diagnostic complet d'un site
  3. Parcourez vos priorités

    • La liste numérotée « Vos priorités » classe les points à traiter, du plus urgent au moins urgent : d'abord les rouges, puis les orange.
    • Sous chaque point, une phrase explique le problème, et la ligne « Outil conseillé : » vous mène directement à l'outil gratuit qui aide, puis à sa mini-formation.
    • Si la liste affiche « Rien à corriger : ce site est en excellent état. », gardez le rapport comme référence et revenez dans trois mois.
    Capture d'écran : Parcourez vos priorités
    Capture d'écran : Diagnostic complet d'un site

    AstuceNotez sur le rapport qui s'occupe de quel point : cela évite que deux personnes corrigent la même chose.

  4. Consultez le détail, thème par thème

    • Plus bas, la section « Le détail, thème par thème » liste tous les points, y compris ceux qui vont bien, avec la note de chaque thème.
    • Une coche verte signifie que tout va bien, un triangle orange un point à améliorer, une croix rouge un point à corriger, et un petit « i » une simple information, sans effet sur la note.
    • Cochez « Afficher seulement les points à améliorer » pour ne garder que votre liste de travail.
    • Ce filtre s'applique aussi au rapport PDF.
  5. Enregistrez le rapport en PDF et transmettez-le

    • Appuyez sur « Enregistrer en PDF » : la fenêtre d'impression de votre navigateur s'ouvre.
    • Dans la liste des imprimantes, choisissez « Enregistrer au format PDF » (ou « Microsoft Print to PDF » sous Windows), puis validez.
    • Sur iPhone, utilisez le bouton de partage, puis « Imprimer », et écartez deux doigts sur l'aperçu pour l'ouvrir en PDF.
    • Le rapport porte la date, le nom du site, la note, les priorités avec l'adresse de chaque outil conseillé, et un rappel des limites du diagnostic.
    • Ce PDF est fait pour être transmis : au webmaster ou au prestataire qui s'occupe du site, au bureau de l'association avant la prochaine réunion, à votre associé.
    • Le bouton « Copier le lien du diagnostic » copie une adresse qui relance le même examen, pratique dans un e-mail ou un message.

    AstuceNommez le fichier avec le nom du site et la date, par exemple diagnostic-jardins-de-clara-2026-09.pdf : vous le comparerez facilement au suivant.

  6. Corrigez, puis refaites le diagnostic

    • Traitez les priorités une par une, en commençant par la première.
    • Beaucoup se règlent en quelques minutes : générer des mentions légales et les relier dans le pied de page, installer un outil de consentement, ajouter un enregistrement SPF chez le registrar, compresser les photos avant de les remettre en ligne.
    • Quand c'est fait, appuyez sur « Refaire le diagnostic » : le résultat précédent est gardé 5 minutes, ce bouton force un nouvel examen.
    • Gardez à l'esprit les limites de l'outil : il examine la page d'accueil et les pages liées, sans exécuter les scripts ; un bandeau cookies fait maison peut lui échapper ; et il ne remplace ni un avis juridique ni un audit de sécurité complet.

    AstuceRefaites un diagnostic tous les trois mois et après chaque changement de thème, d'extension ou d'hébergeur.

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Module 3

Trois situations de la vie courante

L'association qui n'a jamais eu de mentions légales

Les Jardins de Clara, une association de jardins partagés à Colmar, obtiennent un C. Le rapport affiche deux points rouges dans « Mentions légales et RGPD » : aucun lien vers les mentions légales sur la page d'accueil, et aucune politique de confidentialité alors que le site a un formulaire d'adhésion. Un point orange s'y ajoute : pas d'enregistrement SPF pour les e-mails de l'association. La secrétaire suit les priorités : elle génère les deux pages avec le générateur de mentions légales, les relie dans le pied de page, puis ajoute le SPF chez le registrar en suivant la mini-formation de la recherche DNS. Elle enregistre le nouveau rapport en PDF pour le bureau : le site est passé en A.

L'artisan dont la boutique fait fuir les clients

Un menuisier de la vallée de Munster vend ses planches à découper sur son site. Note D. En rouge : Google Analytics et un pixel Meta chargés sans bandeau de consentement reconnu, une photo de 2,4 Mo en page d'accueil, et aucune politique de confidentialité. En orange : boutique sans lien vers les conditions générales de vente, et pas de DMARC. Il active l'outil de consentement proposé par son extension de boutique, rédige ses CGV et sa politique de confidentialité et les relie dans le pied de page, puis passe toutes ses photos dans le compresseur : la page d'accueil pèse trois fois moins. Deux semaines plus tard, le diagnostic affiche B, et ses clients sur téléphone ne partent plus avant d'avoir vu les prix.

Le blog qui ne savait pas qu'il collectait des données

Mathieu tient un blog de randonnées dans les Vosges, sans formulaire ni publicité. Il pense n'avoir rien à déclarer. Le diagnostic montre pourtant deux points rouges : des vidéos YouTube classiques, donc des traceurs, sans bandeau de consentement, et aucun lien vers une politique de confidentialité. En orange : les polices Google chargées depuis les serveurs de Google. Il remplace ses vidéos par le mode « sans cookies » de YouTube (youtube-nocookie), que l'outil reconnaît et qui ne demande pas de consentement, héberge ses polices sur son site grâce à une extension, et publie une courte politique de confidentialité. Trois corrections, aucun bandeau à installer, et le blog passe de C à A.

Les erreurs à éviter

  • Croire qu'une association ou un blog n'a pas besoin de mentions légales : la loi les demande pour tout site, quelle que soit sa taille.
  • Installer un bandeau cookies qui s'affiche mais ne retient rien : les traceurs doivent attendre le consentement, pas seulement l'annoncer.
  • Mettre en ligne des photos de téléphone sans les compresser : une seule image de 3 Mo suffit à rendre la page lente sur mobile.
  • Lire la lettre sans lire les priorités : deux sites notés C peuvent avoir des problèmes très différents.
  • Prendre le rapport pour un certificat de conformité : il lit le code sans l'exécuter et ne remplace pas un avis juridique.
  • Oublier la balise noindex après la mise en ligne : le site reste invisible dans Google, même s'il est parfait.
  • Laisser coexister http:// et https://, ou les adresses avec et sans www, sans redirection : Google voit plusieurs sites identiques.

L'essentiel

  • Neuf thèmes, une note par thème et une note globale de A à E : la vue d'ensemble montre où le site a le plus à gagner.
  • La liste « Vos priorités » classe les points à corriger et relie chacun à un outil gratuit et à sa mini-formation.
  • « Enregistrer en PDF » ouvre la fenêtre d'impression : choisissez « Enregistrer au format PDF » et transmettez le rapport à la personne qui s'occupe du site.
  • L'outil examine la page d'accueil sans exécuter les scripts : un point de départ solide, pas un avis juridique.
  • Pour être cité par ChatGPT, Claude ou Perplexity, laissez leurs robots lire le site, ajoutez un fichier llms.txt et des données structurées.

Testez-vous

Trois ou quatre questions pour vérifier que tout est clair.

1. Que vérifie le thème « Mentions légales et RGPD » ?
2. Le rapport signale une photo de 2 Mo en page d'accueil. Quel outil conseille-t-il ?
3. Comment obtenir le rapport en PDF ?
4. Votre site a un bandeau cookies fait maison, mais le rapport indique des traceurs chargés sans bandeau reconnu. Que faire ?
5. Le rapport affiche en rouge « La page demande aux moteurs de recherche de ne pas l'afficher ». Que se passe-t-il ?
6. À quoi sert une redirection 301 de http:// vers https:// ?

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